Style de gestion
Gestion opportuniste sur des valeurs internationales du secteur technologique, combinée à une sélection ESG exigeante.
Équipe de gestion
La gestion est assurée par un gérant principal, rejoint par un second gérant spécialisé sur les thématiques d'innovation et de durabilité. L'équipe a été renforcée pour recentrer le fonds sur les technologies durables, en s'appuyant sur une expérience internationale en gestion thématique et sectorielle et sur une approche à la fois fondamentale et responsable.
L'organisation de la gestion est collégiale : les gérants confrontent leurs analyses sectorielles dans un cadre d'investissement commun, l'un couvrant plus spécifiquement les technologies de l'information et l'autre les thématiques d'innovation et de durabilité. L'équipe s'appuie sur la recherche interne de Sycomore, centralisée autour de la base propriétaire Sycovalo, qui compile des analyses financières et extra-financières sur un large univers de sociétés européennes et internationales et alimente la notation ESG interne (méthodologie SPICE).
Comment le fonds investit
L'univers de référence regroupe environ 355 sociétés technologiques mondiales au sein d'un ensemble plus large d'environ 1 000 valeurs, dominé par les semi-conducteurs (36 %), les logiciels systèmes (19 %) et le matériel (19 %), et fortement concentré géographiquement sur les États-Unis (82 %). L'univers d'investissement du fonds est élargi à environ 1 300 sociétés mondiales couvrant logiciels, semi-conducteurs, hardware, e-commerce, médias internet, edtech, healthtech et greentech.
La sélection des titres combine intégration ESG et analyse financière fondamentale. Sur le plan extra-financier, le fonds s'appuie sur trois catégories d'entreprises : « Tech for Good » (technologie à impact social ou environnemental positif), « Good in Tech » (usage responsable de la technologie) et les « promoteurs d'amélioration » (entreprises engagées de manière vérifiable dans une trajectoire de progrès). La notation SPICE évalue chaque société sur 80 critères regroupés en 30 sous-notes et 5 piliers, avec exclusion automatique des valeurs notées SPICE inférieures à 3, en controverse de niveau 3, ou dont le rating de risque est inférieur à C-. Cette approche best-in-universe élimine en moyenne 20 % de l'univers initial et conduit à l'exclusion systématique de sociétés impliquées dans la surveillance de masse, les atteintes à la vie privée, les violations des droits humains, l'armement, ou des controverses sociales et éthiques répétées.
Les sociétés retenues font ensuite l'objet d'une analyse fondamentale (qualité du mix produits/clients, stratégie, gouvernance, solidité bilancielle, rentabilité) et d'une discipline de valorisation (modèles classiques, comparaisons sectorielles, historique des multiples), complétées par une notation de risque interne. Le portefeuille privilégie les meilleurs triolets Qualité / Valorisation / Risque, dans une logique de conviction long terme (buy & hold), avec une part limitée de trading tactique.
Le portefeuille final regroupe 40 à 60 titres à forte conviction, volontairement peu exposés aux plus grands acteurs du numérique (hors Microsoft). Répartition sectorielle indicative : logiciels 35–50 %, semi-conducteurs 30–50 %, paiements 0–15 %, hardware et services informatiques 5–10 % chacun, avec exclusion systématique des médias internet et réseaux sociaux. Répartition géographique : États-Unis 60–80 %, Europe 15–20 %, reste du monde 15–25 %. Le portefeuille reste dominé par les grandes capitalisations (85–90 %). Le biais marqué vers l'intelligence artificielle induit une surpondération en logiciels et semi-conducteurs, et une valorisation globalement supérieure à la moyenne historique du fonds.