L’univers couvre toute la chaîne de valeur technologique, jusqu’à ses acteurs périphériques : services de communication, consommation numérique, mobilité. Le gérant y cherche deux grands types d’entreprises. D’abord des sociétés de croissance et de qualité, qui représentent l’essentiel du portefeuille (60 à 70 %) : celles qui disposent d’un avantage concurrentiel durable, d’une innovation qui les distingue, ou d’une organisation particulièrement efficace pour concevoir et vendre leurs produits. Ensuite des sociétés moins chères ou plus cycliques : semi-conducteurs, entreprises en cours de redressement ou de réorganisation, dont le cours de bourse ne reflète pas encore le potentiel de rebond.
Les idées viennent d’un filtrage chiffré du marché, qui compare les entreprises sur quelques critères simples : à quel prix se paie l’action au regard de ses bénéfices, de son chiffre d’affaires et des liquidités qu’elle génère, et à quelle vitesse ces bénéfices progressent. Les sociétés retenues passent ensuite par une analyse approfondie de leur direction, de leur stratégie, de leur position face à la concurrence, de la solidité de leurs comptes et de leur gouvernance. L’objectif : trouver des entreprises dont le prix reste raisonnable au regard de leurs perspectives.
Le portefeuille final compte 50 à 70 valeurs, réparties entre valeurs de croissance (50 à 70 %), valeurs cycliques (10 à 30 %) et situations de redressement (10 à 30 %). Les thématiques dominantes sont les semi-conducteurs, notamment autour de la 5G et de l’intelligence artificielle, l’e-commerce au sens large, le divertissement numérique et les jeux en ligne, ainsi que les grandes plateformes logicielles. Les sociétés de services informatiques et les fabricants de matériel sont, à l’inverse, moins représentés que dans l’indice.
Géographiquement, les États-Unis dominent (65 à 70 %), devant la Chine (10 à 15 %), le Japon (5 à 15 %), le reste de l’Asie (5 à 10 %) et l’Europe (0 à 10 %). Les moyennes capitalisations, entre 2 et 10 Mds USD, occupent 5 à 15 % du portefeuille.
Un choix structure particulièrement le fonds : les plus grosses valeurs de l’indice — Apple, Microsoft, Nvidia — y sont volontairement moins présentes que dans celui-ci (5 à 10 points de moins). Le gérant applique une discipline de prix plus stricte que l’approche habituelle de Fidelity, généralement tournée vers la croissance. Le fonds conserve donc un profil de croissance face au marché mondial, tout en étant l’un des plus attentifs aux valorisations au sein de son propre secteur.