Clartan Valeurs

Actions internationales
Dominante européenne
Qualité / value
SFDR art. 8
Décryptage du nom
  • Clartan : Clartan Associés, société de gestion indépendante française créée il y a une quarantaine d’années
  • Valeurs : fonds investi en actions avec décote
  • Classe C : part accessible aux investisseurs particuliers
  • EUR : devise de référence du fonds (euro)

Un fonds d’actions internationales à dominante européenne, qui applique une règle simple depuis plus de trente ans : n’acheter que des entreprises solidement rentables, et seulement à un prix jugé inférieur à leur valeur réelle.

Son profil, aujourd’hui équilibré entre croissance (des entreprises dont les bénéfices progressent rapidement, et qui se paient donc plus cher) et value (des entreprises solides dont le cours de bourse reste en retard sur leur valeur estimée), le rend plus adaptable aux différents environnements de marché qu’à l’époque où la poche cyclique dominait.

Le portefeuille reste concentré et majoritairement européen, ce qui peut l’écarter sensiblement de l’indice mondial, à la hausse comme à la baisse.

ISIN
LU1100076550
Société
Clartan Associés
Catégorie
Actions internationales
Indice de référence
MSCI World
Devise
EUR
SRI
4 / 7
Encours
~900 M€
Frais de gestion
1,80 %

Stratégie du fonds

Objectif de gestion

Clartan Valeurs cherche à faire mieux que l’indice mondial MSCI World sur le long terme, en sélectionnant un nombre limité d’entreprises européennes et internationales jugées de qualité, achetées à un prix inférieur à ce que les gérants estiment être leur valeur réelle.

Comment le fonds investit ?

Le point de départ est un univers d’environ 300 sociétés, aux trois quarts européennes, capitalisant plus de 5 milliards d’euros ou de dollars. Pour y entrer, une entreprise doit répondre à trois exigences : disposer d’atouts durables face à ses concurrents ; dégager une rentabilité régulière et de la trésorerie disponible année après année (rentabilité des capitaux propres supérieure à 10 % sur cinq à dix ans, le plus souvent au-delà de 15 %) ; et offrir une bonne visibilité sur l’évolution de ses résultats. Les sociétés américaines, japonaises, coréennes, taïwanaises, australiennes ou canadiennes ne sont retenues que lorsqu’elles n’ont pas d’équivalent en Europe.

Chaque société est ensuite valorisée à partir de ses bénéfices futurs estimés par l’équipe, corrigés d’une prime de risque calculée sur quinze critères sectoriels et propres à l’entreprise. Les gérants combinent trois moteurs de rendement attendu : la croissance des bénéfices, le dividende versé, et le rattrapage progressif de la décote de l’action sur sept ans, pour obtenir un rendement annuel espéré, qu’ils appellent la « vitesse » du titre. Un achat n’est déclenché qu’au-delà de 14 % de rendement annuel espéré, seuil appliqué strictement ; plus ce rendement attendu est élevé, plus la position pèse dans le portefeuille, jusqu’à 5 % maximum.

Le portefeuille final compte 50 à 60 titres, à 75-80 % européens et à 95 % de grandes entreprises, souvent leaders mondiaux de leur métier. Il s’organise autour de trois blocs d’environ 30 % chacun : des sociétés en forte croissance (technologie, communication, technologies médicales, luxe), des franchises établies (grandes banques européennes, énergie, biens d’équipement, consommation) et des sociétés cycliques, complétés de 5 à 10 % d’entreprises en redressement. Les États-Unis restent limités à 15-20 % du portefeuille. Le fonds est investi en actions à hauteur de 85 à 95 % en moyenne, le solde résultant simplement de l’absence d’opportunités répondant aux critères d’achat.

Au total, le portefeuille se répartit à parts sensiblement égales entre deux façons de gagner de l’argent en Bourse : une moitié croissance, avec des entreprises dont les bénéfices progressent rapidement et qui se paient donc plus cher (jusqu’à 30 fois leurs bénéfices annuels pour les plus visibles d’entre elles), et une moitié value, avec des entreprises solides mais délaissées par le marché, dont le cours de Bourse reste en retard sur leur valeur estimée. C’est une inflexion par rapport au passé, où la seconde poche dominait nettement. Dans les deux cas, l’exigence de rentabilité reste la même, seule la source du rendement attendu diffère.

Ce que dit le gérant

Pour l’équipe, la performance vient autant de la qualité des entreprises retenues que du prix payé pour les acheter : une société rentable achetée trop cher n’est pas un bon investissement. Chaque décision étant prise à l’unanimité des quatre gérants, le portefeuille ne reflète que les convictions les mieux partagées.

Performances du fonds

Le portefeuille est aujourd’hui réparti à parts sensiblement égales entre entreprises de croissance et entreprises décotées : cette construction lui permet de participer aux phases de hausse portées par la technologie tout en amortissant les périodes où les taux d’intérêt remontent, comme en 2022. À l’inverse, la concentration du portefeuille et la part réservée aux valeurs cycliques peuvent creuser l’écart avec le marché lors des phases de repli.

La performance indiquée est nette des frais de gestion du fonds, mais brute des frais du contrat d’assurance-vie. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Performance 2025
Fonds
+22,31 %
Catégorie / Indice de référence
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Points forts

  • Un processus d’investissement très structuré : critères de rentabilité, seuil de rendement attendu et règles de pondération sont définis à l’avance, ce qui encadre à la fois le choix des entreprises et le prix payé pour les acheter
  • Une décision collégiale prise à l’unanimité des quatre gérants-analystes, avec des analyses et des prévisions réalisées entièrement en interne sur l’ensemble de l’univers suivi
  • Un portefeuille désormais équilibré entre croissance et décote, qui lui donne la capacité de s’adapter à des environnements de marché différents, là où le fonds était historiquement centré sur les valeurs décotées
  • Des entreprises retenues plus rentables et moins endettées que la moyenne de l’indice (rentabilité des capitaux propres de 15 à 20 %), pour un niveau de valorisation inférieur de 15 à 20 % à celui du MSCI World

Éléments à surveiller

  • Une exposition géographique concentrée sur l’Europe (75-80 %) et limitée aux États-Unis (15-20 %) : l’écart avec l’indice mondial peut être important lorsque les marchés américains portent seuls la hausse
  • Un portefeuille concentré (50 à 60 titres) avec une poche cyclique permanente : les baisses maximales peuvent ponctuellement dépasser celles de l’indice, même lorsque les variations moyennes du fonds en sont proches
  • Une lecture du fonds moins immédiate qu’auparavant : le passage d’un profil centré sur les valeurs décotées à un profil mixte rend son comportement plus difficile à anticiper selon les phases de marché
Avertissement
Cette fiche est réalisée à titre informatif et pédagogique. Elle ne constitue pas un conseil en investissement financier et ne saurait être interprétée comme une recommandation personnalisée d’achat ou de vente. L’analyse présentée reflète une situation à une date donnée et est susceptible d’évoluer. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir sur des unités de compte comporte un risque de perte en capital ; le capital et les revenus ne sont pas garantis et dépendent de l’évolution des marchés financiers.

Prêt à investir sur ce support ?

Page introuvable

Il semblerait que la page que vous cherchez n’existe pas.
Retour à l’accueil