M&G (Lux) Europe Strategic Value

Actions Europe
Value
SFDR art. 8
Décryptage du nom
  • M&G : société de gestion britannique
  • (Lux) : fonds de droit luxembourgeois, la structure juridique utilisée pour la distribution en Europe continentale
  • European : univers d’investissement limité aux sociétés cotées en Europe, Royaume-Uni inclus
  • Strategic Value : style de gestion « value », c’est-à-dire la recherche d’entreprises dont le cours de bourse est jugé inférieur à leur valeur réelle
  • EUR : devise de référence du fonds (euro)
  • A : part destinée aux investisseurs particuliers
  • Acc : fonds capitalisant, les revenus générés sont automatiquement réinvestis plutôt que distribués

Un fonds d’actions européennes de style « value » : il achète des entreprises dont le cours est jugé inférieur à ce que vaut réellement l’entreprise, en pariant que le marché finira par corriger cet écart (l’inverse des fonds de croissance, qui achètent cher des sociétés en forte expansion).

Ce qui distingue celui-ci : au lieu de retenir simplement les titres les moins chers du marché, il sélectionne les moins chers de chaque secteur puis écarte les entreprises trop fragiles. Résultat : un profil plus équilibré que la plupart des fonds value, mais un style qui reste dépendant des phases de marché favorables aux valeurs décotées.

ISIN
LU1670707527
Société
M&G
Catégorie
Actions Europe
Indice de référence
MSCI Europe
Devise
EUR
SRI
4 / 7
Encours
8 Mds €
1,50 %
Frais de gestion
1,50 %

Stratégie du fonds

Objectif de gestion

Le fonds cherche à faire mieux que l’indice des actions européennes MSCI Europe sur une durée de placement recommandée de cinq ans, en investissant dans des sociétés européennes dont le cours de bourse est jugé inférieur à leur valeur économique réelle.

Comment le fonds investit ?

Le point de départ est un univers large : environ 3 000 sociétés cotées en Europe, Royaume-Uni inclus, d’une taille supérieure à 500 millions d’euros et suffisamment échangées en bourse pour être achetées et revendues facilement.

Cet univers est ensuite trié secteur par secteur, treize secteurs au total, avec un niveau de détail poussé (dans l’automobile, par exemple, les constructeurs sont distingués des équipementiers). Dans chaque secteur, les gérants ne conservent que le quart des sociétés les moins chères, mesurées par le rapport entre le prix de l’action et la valeur comptable de l’entreprise, ajusté de l’inflation, du niveau de dette et des dépenses de recherche. Ce tri est refait chaque mois.

Vient ensuite l’étape clé : entreprise par entreprise, les gérants cherchent moins à repérer les titres au plus fort potentiel de hausse qu’à écarter les fausses bonnes affaires, ces sociétés qui paraissent bon marché parce qu’elles sont durablement en difficulté. Trois filtres sont appliqués : la solidité financière (endettement, capacité à traverser un choc, dynamique d’amélioration) ; la viabilité du modèle économique (avantage concurrentiel, capacité à dégager une rentabilité supérieure au coût de son financement) ; et la prudence de la direction dans sa stratégie de croissance. Les gérants s’appuient pour cela sur un outil d’analyse qui suit 10 000 sociétés dans le monde et mesure, pour chacune, la richesse réellement créée par rapport au capital investi et si le cours de bourse en tient déjà compte ou non.

De 100 à 200 sociétés ressortent de ce travail ; 60 à 100 entrent finalement en portefeuille, dont 70 à 80 % de grandes entreprises et 20 à 30 % de moyennes et petites. La répartition entre secteurs et pays n’est pas décidée à l’avance : elle découle uniquement des titres retenus, et les écarts avec l’indice restent volontairement contenus. Les titres sont conservés trois à cinq ans, allégés progressivement à mesure que leur cours rejoint la moyenne de leur secteur, et vendus lorsqu’ils deviennent chers ou que leurs fondamentaux se dégradent. Quinze à vingt lignes sont renouvelées chaque année.

Ce que dit le gérant

Pour l’équipe de gestion, la performance d’une stratégie value se joue d’abord sur les erreurs évitées : mieux vaut renoncer à quelques rebonds spectaculaires que de détenir des entreprises bon marché parce qu’elles déclinent. C’est ce choix qui explique le refus de tout pari sectoriel marqué ou de tout pari sur le calendrier de marché.

Performances du fonds

En 2025, le retour des investisseurs vers les entreprises décotées, après plusieurs années dominées par la croissance et la technologie, a porté la performance du fonds. Sa sélection sectorielle, qui écarte les entreprises fragiles au profit de titres solides mais bon marché, lui a permis de profiter pleinement de ce mouvement, sans concentration excessive sur les secteurs les plus cycliques du style value.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La performance indiquée est nette des frais de gestion du fonds, mais avant les frais du contrat d’assurance-vie.

Performance 2025
Fonds
+31,95 %
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Points forts

  • Une approche « best-in-value » qui vise d’abord à écarter les fausses bonnes affaires : les entreprises bon marché mais durablement fragiles sont éliminées avant toute décision d’achat
  • Un tri appliqué secteur par secteur, qui aboutit à un portefeuille équilibré entre activités, là où la plupart des fonds value se concentrent sur les secteurs les plus cycliques (énergie, matériaux, automobile)
  • Un moyen de s’exposer au style value sans avoir à choisir le bon moment d’entrée : le fonds tend à mieux résister que ses concurrents value dans les phases défavorables à ce style, tout en profitant des phases favorables
  • Un niveau de risque proche de celui du marché actions européen, ce qui est rare pour un fonds value

Éléments à surveiller

  • La contrepartie de cet équilibre sectoriel : dans chaque secteur, le fonds détient des entreprises de qualité moyenne plutôt que les leaders de leur activité
  • Le secteur technologique est systématiquement sous-représenté, ce qui pénalise le fonds lorsque le marché est porté par les valeurs de croissance et le numérique
  • Un fonds 100 % actions, dont la valeur peut baisser fortement sur une année, et dont le style value peut rester à l’écart du marché pendant plusieurs années consécutives
Avertissement
Cette fiche est réalisée à titre informatif et pédagogique. Elle ne constitue pas un conseil en investissement financier et ne saurait être interprétée comme une recommandation personnalisée d’achat ou de vente. L’analyse présentée reflète une situation à une date donnée et est susceptible d’évoluer. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir sur des unités de compte comporte un risque de perte en capital ; le capital et les revenus ne sont pas garantis et dépendent de l’évolution des marchés financiers.

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