Jupiter Merian Global Equity Absolute Return EUR H

Performance absolue
Actions mondiales
Couvert en euro
SFDR art. 8
Décryptage du nom
  • Jupiter : société de gestion britannique
  • Merian : ancienne maison de gestion rachetée par Jupiter en 2020
  • Global Equity : le fonds investit sur des actions du monde entier
  • Absolute Return : l’objectif est de gagner de l’argent dans toutes les conditions de marché, sans chercher à suivre un indice
  • EUR : la part est libellée en euros
  • H (hedged) : le risque lié aux variations de change entre l’euro et les autres devises (dollar, yen…) est couvert, l’épargnant est protégé des fluctuations monétaires
  • Acc : les gains sont automatiquement réinvestis dans le fonds plutôt que distribués

Un fonds conçu pour performer quelle que soit la direction des marchés, qu’ils montent, baissent ou stagnent. Il le fait en achetant les actions jugées prometteuses et en pariant simultanément sur la baisse de celles jugées fragiles, avec un risque global très limité.

Un point de vigilance : les frais liés à la surperformance peuvent s’appliquer même après une période de baisse.

ISIN
IE00BLP5S460
Société
Jupiter
Catégorie
Performance absolue
Indice de référence
€STR + 5 %
Devise
EUR
SRI
2 / 7
Encours
~10 Mds €
Frais de gestion
1,50 %

Stratégie du fonds

Objectif de gestion

Le fonds cherche à rapporter 5 % de plus par an que ce que produirait un placement sans risque (un dépôt bancaire au taux du marché), l’€STR, tout en limitant les fluctuations annuelles (volatilité) à 6 % maximum. Il vise cet objectif quelle que soit la situation des marchés boursiers.

Comment le fonds investit ?

Le fonds repose sur une idée simple : certaines actions vont monter, d’autres vont baisser. Plutôt que de chercher uniquement celles qui vont monter (comme un fonds actions classique), il fait les deux en même temps : il achète les actions qu’il juge prometteuses et parie sur la baisse de celles qu’il juge fragilisées. De cette manière, si les marchés s’effondrent, les gains sur les positions vendeuses (short) compensent les pertes sur les positions acheteuses (long), et inversement.

L’univers d’investissement couvre environ 800 grandes et moyennes entreprises cotées aux États-Unis, en Europe, au Japon et en Asie émergente. Chaque valeur est analysée selon cinq critères : la valorisation et la qualité (le prix de l’action par rapport à la valeur réelle de l’entreprise) ; les perspectives de croissance à 3-5 ans (la visibilité sur les bénéfices futurs, pas seulement leur niveau actuel) ; la qualité du management (les comportements des dirigeants vis-à-vis des actions de leur propre entreprise et leur capacité à bien allouer le capital) ; le sentiment des investisseurs (les révisions de prévisions des analystes financiers et la réaction du marché aux nouvelles) ; et les dynamiques de marché (la tendance du titre, les flux d’achat et de vente, notamment sur les ETF).

Ce qui distingue ce fonds d’une gestion purement mécanique : le poids accordé à chacun de ces cinq critères change selon le contexte de marché. En période de tensions élevées, le modèle s’appuie davantage sur les critères fondamentaux ; en phase de reprise, les signaux de momentum prennent plus de place. Pour décider de ces ajustements, le modèle compare la situation actuelle à des épisodes similaires depuis 1990 et retient les pondérations qui ont le mieux fonctionné historiquement.

Résultat : environ 400 valeurs en portefeuille acheteur et 400 en portefeuille vendeur, renouvelées progressivement sur un horizon de 3 à 6 mois.

Ce que dit le gérant

Le gérant, Amadeo Alentorn, considère que le vrai moteur de la surperformance depuis 2021 réside dans la capacité à détecter et à suivre les grandes rotations sectorielles — par exemple le retour en grâce des valeurs décotées ou la correction des valeurs technologiques — plus vite que les autres. Là où beaucoup de fonds quantitatifs appliquent des règles fixes, celui-ci adapte ses règles au contexte.

Performances du fonds

En 2025, le fonds a dégagé +13,67 %. Ce résultat s’explique par la capacité du modèle à tirer parti des grandes rotations sectorielles qui ont marqué l’année : retour en grâce des valeurs décotées en début d’année, puis rebond des valeurs de qualité au second semestre. La construction acheteur-vendeur a joué son rôle : dans un contexte agité (corrections tech, tensions géopolitiques), la poche vendeuse a protégé le portefeuille tout en contribuant positivement à la performance.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Performance 2025
Fonds
+13,67 %
Catégorie / Indice de référence
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Points forts

  • Une équipe qui sait se remettre en question : entre 2018 et 2020, le fonds avait perdu près de 20 % en raison d’un modèle trop focalisé sur les fondamentaux des entreprises, sans tenir compte suffisamment de la dynamique des marchés. L’équipe a tiré les leçons de cet échec, refondu une partie de son approche, et les résultats depuis 2021 ont été nettement meilleurs, avec plus de 10 points de performance additionnelle par rapport à ce qu’aurait produit l’ancien modèle.
  • Un risque maîtrisé même dans les tempêtes : en 2022, une année catastrophique pour la quasi-totalité des fonds, actions comme obligations, ce fonds n’a quasiment pas baissé et sa volatilité annuelle est restée sous 5 %. Une preuve concrète que la construction acheteur-vendeur joue bien son rôle de protection.
  • Une décorrélation rare avec les marchés traditionnels : ce fonds n’évolue pas au rythme des actions ni des obligations. Quand les marchés chutent, il ne chute pas avec eux ; quand ils montent fortement, il ne suit pas non plus. Dans un portefeuille, cette indépendance est un atout majeur : elle permet de stabiliser les performances globales, notamment dans les phases de crise.

Éléments à surveiller

  • Une stratégie victime de son propre succès : avec 10 milliards d’euros gérés, le fonds peine à investir sur les valeurs moyennes sans en perturber les cours. Ce sont précisément ces valeurs qui ont le plus contribué à ses performances passées. L’équipe surveille cet effet de taille, mais il est structurellement difficile à résoudre.
  • Des frais de surperformance qui s’appliquent à partir de zéro : la plupart des fonds avec commission de surperformance ne la prélèvent que si le fonds dépasse son plus haut historique (mécanisme dit « high watermark »). Ici, la commission de 20 % s’applique dès que le fonds progresse au-dessus de son objectif, même s’il avait baissé auparavant.
Avertissement
Cette fiche est réalisée à titre informatif et pédagogique. Elle ne constitue pas un conseil en investissement financier et ne saurait être interprétée comme une recommandation personnalisée d’achat ou de vente. L’analyse présentée reflète une situation à une date donnée et est susceptible d’évoluer. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir sur des unités de compte comporte un risque de perte en capital ; le capital et les revenus ne sont pas garantis et dépendent de l’évolution des marchés financiers.

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