Le fonds repose sur une idée simple : certaines actions vont monter, d’autres vont baisser. Plutôt que de chercher uniquement celles qui vont monter (comme un fonds actions classique), il fait les deux en même temps : il achète les actions qu’il juge prometteuses et parie sur la baisse de celles qu’il juge fragilisées. De cette manière, si les marchés s’effondrent, les gains sur les positions vendeuses (short) compensent les pertes sur les positions acheteuses (long), et inversement.
L’univers d’investissement couvre environ 800 grandes et moyennes entreprises cotées aux États-Unis, en Europe, au Japon et en Asie émergente. Chaque valeur est analysée selon cinq critères : la valorisation et la qualité (le prix de l’action par rapport à la valeur réelle de l’entreprise) ; les perspectives de croissance à 3-5 ans (la visibilité sur les bénéfices futurs, pas seulement leur niveau actuel) ; la qualité du management (les comportements des dirigeants vis-à-vis des actions de leur propre entreprise et leur capacité à bien allouer le capital) ; le sentiment des investisseurs (les révisions de prévisions des analystes financiers et la réaction du marché aux nouvelles) ; et les dynamiques de marché (la tendance du titre, les flux d’achat et de vente, notamment sur les ETF).
Ce qui distingue ce fonds d’une gestion purement mécanique : le poids accordé à chacun de ces cinq critères change selon le contexte de marché. En période de tensions élevées, le modèle s’appuie davantage sur les critères fondamentaux ; en phase de reprise, les signaux de momentum prennent plus de place. Pour décider de ces ajustements, le modèle compare la situation actuelle à des épisodes similaires depuis 1990 et retient les pondérations qui ont le mieux fonctionné historiquement.
Résultat : environ 400 valeurs en portefeuille acheteur et 400 en portefeuille vendeur, renouvelées progressivement sur un horizon de 3 à 6 mois.