La stratégie repose sur une analyse macroéconomique globale — croissance, inflation, politiques monétaires — qui détermine l’attractivité relative des grandes classes d’obligations par pays et par devise.
Cette analyse est ensuite complétée par un outil de scoring interne qui évalue chaque obligation selon un critère simple : est-ce qu’elle rapporte suffisamment au regard du risque qu’elle fait prendre ? Cela permet aux gérants de classer toutes les obligations entre elles et de n’acheter, ou de parier à la baisse, que sur celles qui présentent le profil rendement/risque le plus intéressant. Le portefeuille est ainsi réparti entre quatre types d’investissements : des obligations d’États des pays développés (avec possibilité de jouer à la hausse ou à la baisse), des obligations d’entreprises (surtout en position acheteuse), une petite poche de dette de pays émergents, et des positions sur devises.
Le portefeuille est volontairement concentré, entre 6 et 10 grandes convictions à la fois, ce qui permet aux gérants de rester agiles et de réagir vite quand un pari ne se passe pas comme prévu. Les positions sur les taux d’État sont tenues quelques semaines à 3 mois ; celles sur les obligations d’entreprises, plus longtemps (jusqu’à un an). Ce rapport constant entre convictions achetées et convictions vendues donne au fonds la capacité de générer de la performance aussi bien quand les taux montent que quand ils baissent.