Les gérants sélectionnent d'abord environ 300 entreprises européennes suffisamment importantes et suffisamment échangées en bourse pour être retenues, puis écartent celles qui ne respectent pas certains critères environnementaux et sociaux (exclusion des secteurs du tabac, du charbon, du pétrole et du gaz, de l'alcool, des jeux d'argent et de la pornographie, entre autres, et notation plus fine sur des critères comme le traitement des salariés ou l'impact environnemental).
Sur cette base, le portefeuille combine deux poches. La première, majoritaire, mise sur environ 60 entreprises que les gérants jugent prometteuses : pour moitié des valeurs de croissance (entreprises familiales ou modèles économiques innovants), pour moitié des valeurs jugées décotées (entreprises cycliques ou en pleine transformation). La seconde poche parie sur le recul d'une cinquantaine à soixante-dix entreprises jugées fragiles, en difficulté, très endettées ou dont le cours de bourse semble déconnecté de leurs perspectives réelles ; ces paris à la baisse servent aussi à ajuster rapidement le niveau d'exposition du fonds aux marchés.
La part du portefeuille réellement exposée aux mouvements du marché reste ainsi volontairement limitée, généralement entre 10 % et 40 %, et ajustée activement selon les opportunités repérées et le niveau de nervosité des marchés. Cette gestion reste très active, avec des changements de portefeuille fréquents, en particulier sur la poche qui parie sur les baisses.