L'univers d'investissement couvre les sociétés européennes dont la valorisation s'étend de 50 millions à 10 milliards d'euros au moment de l'achat, tous secteurs confondus à l'exception de la santé et des biotechnologies, deux domaines sur lesquels l'équipe de gestion estime ne pas disposer d'un avantage particulier.
Les gérants recherchent trois types de sociétés :
- des valeurs décotées ou cycliques,
- des valeurs en croissance mais sous-valorisées,
- et des sociétés en cours de redressement.
La sélection se déroule en quatre étapes : le repérage des sociétés (recherche interne et externe, discussions avec les entreprises, brokers, presse), l'analyse qualitative (produits, clients, barrières à l'entrée, management, solidité financière), la valorisation (plusieurs méthodes croisées, sans ratio cible fixe : une société peut se payer 5 fois ses bénéfices comme une autre 20 fois, si sa progression attendue le justifie), puis la décision d'achat, qui repose sur l'obtention de la décote recherchée, confortée par un contexte macroéconomique favorable.
Un sentiment de marché négatif peut même déclencher un achat, dans une logique contrariante. Les objectifs de cours sont réévalués en fonction de l'évolution de l'entreprise, ce qui permet de laisser courir les gains tant que les fondamentaux le justifient. Les ventes interviennent lorsque la décote a disparu, que les fondamentaux se dégradent, ou lorsqu'une perte atteint environ 5 à 10 % sur une ligne.
Le portefeuille est concentré sur 60 à 70 valeurs, réparties le plus souvent entre 70 à 80 % de grandes capitalisations (plus de 10 milliards d'euros) et 20 à 30 % de moyennes et petites capitalisations. Cette part peut toutefois monter jusqu'à 60 % du fonds lorsque les moyennes capitalisations (2 à 10 milliards d'euros) apparaissent plus attractives. Le fonds est structurellement plus exposé que son indice aux biens d'équipement (20 à 30 %) et souvent aux banques et au secteur financier (15 à 20 %), des secteurs dont le profil correspond bien à la philosophie de gestion. Sur le plan géographique, la France est nettement surpondérée (30 à 35 % contre 18 % pour l'indice), les gérants exploitant leur connaissance approfondie du marché français.