L’assurance-vie est l'un des placements les plus adaptés pour constituer un complément de revenus à la retraite. Contrairement au PER (Plan Épargne Retraite), l'assurance-vie combine flexibilité, fiscalité avantageuse après 8 ans et disponibilité totale de votre épargne.
Grâce à sa souplesse, vous pouvez verser quand vous voulez, choisir entre sécurité (fonds euros) et performance potentielle (unités de compte), et décider vous-même comment utiliser votre capital : rachats programmés, rente viagère, ou simplement le laisser fructifier.
Dans cet article, découvrez comment utiliser l’assurance-vie pour préparer votre retraite.
Pourquoi l'assurance-vie est-elle adaptée pour préparer sa retraite ?
L'assurance-vie est souvent présentée comme le couteau suisse de l'épargne, et à raison. Pour préparer votre retraite, elle offre des atouts uniques que peu d'autres placements combinent : une fiscalité douce, une totale liberté d'action, et des supports d'investissement variés pour s'adapter à votre profil et à votre horizon de placement.
L'assurance-vie : une fiscalité avantageuse après 8 ans
L'un des principaux atouts de l'assurance-vie pour la retraite, c'est sa fiscalité avantageuse après 8 ans de détention du contrat.
Concrètement :
- Avant 8 ans : si vous effectuez un rachat (retrait partiel ou total), les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 % + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % au total.
- Après 8 ans : le taux d'imposition sur les gains passe à 7,5 % (au lieu de 12,8 %), auquel s'ajoutent les 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 24,7 % au total. Mais surtout, vous bénéficiez d'un abattement annuel :
- 4 600 € pour une personne seule
- 9 200 € pour un couple marié ou pacsé
Cela signifie que si vos gains annuels lors des rachats ne dépassent pas ces montants, vous ne payez aucun impôt (seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus).
💡 Exemple : vous êtes en couple et vous effectuez un rachat partiel de 15 000 €, dont 10 000 € de gains.
- Rachat avant 8 ans : les 10 000 € de gains seraient imposés à 12,8 % + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 %.Total = 3000 €.
- Rachat après 8 ans : grâce à l'abattement de 9 200 €, seuls 800 € de gains sont imposables à 7,5 %, soit 60 € d'impôt + 1 720 € de prélèvements sociaux (sur l'ensemble des gains de 10 000 €)Total = 1 780 €
L’économie réalisée serait donc de 1 220 €.
Cet exemple est donné à titre purement illustratif, sur la base de la législation fiscale en vigueur au moment de la rédaction. La fiscalité applicable dépend de la situation personnelle du souscripteur et est susceptible d'évoluer.
Un placement flexible et disponible
Contrairement au PER (Plan d’Epargne Retraite), qui bloque votre épargne jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé), l'assurance-vie reste disponible à tout moment.
Cette flexibilité est précieuse, notamment si vous préparez votre retraite sur le long terme :
- Vous pouvez effectuer des rachats partiels quand vous le souhaitez, sans condition d'âge ni motif à justifier.
- Vous gardez la main sur votre argent en cas d'imprévu : travaux, aides aux enfants, dépense exceptionnelle, etc.
- Vous n'êtes pas obligé d'attendre la retraite pour utiliser votre épargne.
Le PER, lui, est bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé très encadrés : achat de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, cessation d'activité non salariée). Les sommes retirées sont soumises à l'impôt sur le revenu : vous perdez alors l'avantage fiscal obtenu à l'entrée (la déduction des versements).
💡 Bon à savoir : même si vous faites un rachat avant 8 ans, vous ne perdez pas l'antériorité fiscale de votre contrat.
Des supports adaptés à tous les projets (unités de compte et fonds euros)
L'assurance-vie vous permet d'investir sur deux types de supports très différents, que vous pouvez combiner selon votre profil de risque et votre horizon de placement :
Le fonds euros :
- C'est le support sécurisé de l'assurance-vie. Votre capital est garanti (hors frais de gestion) : vous ne pouvez pas perdre d'argent. Chaque année, les intérêts générés sont définitivement acquis (effet cliquet),
- c'est l'option idéale pour sécuriser votre épargne à l'approche de la retraite ou si vous êtes prudent par nature,
- en revanche, les rendements sont modestes (moyenne de 2,65 % en 2025 selon La finance pour tous).
Les unités de compte (UC) :
- Ce sont des supports d'investissement en actions, obligations, immobilier, private equity, etc. Ici, le capital n'est pas garanti,
- vous pouvez gagner davantage, mais aussi perdre une partie de votre investissement en cas de baisse des marchés.
- c'est le support à privilégier si vous avez un horizon long (10 ans ou plus) et que vous visez un meilleur rendement potentiel pour faire fructifier votre épargne retraite.
La bonne stratégie : mixer les deux.
Par exemple :
- À 35 ans, avec 30 ans devant vous avant la retraite : vous pouvez investir 70 à 80 % en unités de compte pour profiter du potentiel de croissance des marchés, et 20 à 30 % en fonds euros pour sécuriser une partie.
- À 55 ans, à 10 ans de la retraite : vous rééquilibrez progressivement vers 50 % fonds euros / 50 % UC, voire plus de fonds euros si vous êtes prudent.
- À la retraite : vous pouvez basculer une grande partie sur le fonds euros pour sécuriser votre capital tout en gardant un peu d'UC pour continuer à faire travailler une partie de votre épargne.
Cette flexibilité d'allocation fait de l'assurance-vie un outil parfaitement adapté à toutes les phases de préparation de votre retraite.
💡 Bon à savoir : investir sur des unités de compte comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il est recommandé d'adapter votre allocation en fonction de votre horizon de placement et de votre profil de risque.
Comment préparer sa retraite avec l'assurance-vie ?
À quel âge commencer ?
Le plus tôt possible. Et ce, pour deux raisons majeures.
- Bénéficier de la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie après 8 ans
L'assurance-vie devient vraiment intéressante fiscalement après 8 ans de détention. Ouvrir votre contrat dès 30, 35 ou 40 ans vous permet d'atteindre cette échéance bien avant la retraite, et donc de profiter pleinement des abattements fiscaux au moment des rachats.
- Profiter de l'effet "boule de neige" des intérêts composés
Plus vous commencez tôt, plus vos versements ont le temps de fructifier et de se capitaliser. Les intérêts génèrent eux-mêmes des intérêts, année après année. Sur 20, 30 ou 40 ans, cet effet de capitalisation fait toute la différence.
Mais il n’est jamais trop tard. Même avec un horizon de 10 à 15 ans, l'assurance-vie reste pertinente.
En résumé : le meilleur moment pour ouvrir une assurance-vie, c'était il y a 10 ans. Le deuxième meilleur moment, c'est aujourd'hui.
Quelle allocation choisir pour préparer sa retraite avec une assurance-vie ?
Une fois votre contrat d'assurance-vie ouvert, comment répartir votre épargne entre fonds euros et unités de compte ? Cette répartition, appelée allocation, dépend de deux facteurs principaux :
- Votre profil de risque : êtes-vous plutôt prudent, équilibré, ou dynamique ?
- Votre horizon de placement : combien d'années vous reste-t-il avant la retraite ?
Voici les trois grands profils d'allocation pour préparer votre retraite avec l'assurance-vie.
Profil prudent / défensif (70 % fonds euros / 30 % UC)
Ce profil est adapté si :
- Vous êtes proche de la retraite (5 à 10 ans)
- Vous ne supportez pas l'idée de perdre une partie de votre capital
- Vous préférez un rendement modeste mais garanti
Profil équilibré (50 % fonds euros / 50 % UC)
Ce profil est adapté si :
- Vous avez encore 10 à 20 ans avant la retraite
- Vous acceptez une certaine volatilité pour viser un meilleur rendement
- Vous voulez un bon compromis entre sécurité et performance
Profil dynamique : (20 % fonds euros / 80 % UC )
Ce profil est adapté si :
- Vous avez 20 ans ou plus avant la retraite
- Vous êtes à l'aise avec les fluctuations des marchés
- Vous visez un rendement potentiel plus élevé pour maximiser votre capital retraite
💡 Bon à savoir : votre allocation ne doit pas être figée. Au fur et à mesure que vous approchez de la retraite, il est recommandé de réduire progressivement la part d'unités de compte pour sécuriser les gains accumulés.
Par exemple :
- 30-40 ans → 70-80 % UC / 20-30 % fonds euros (profil dynamique)
- 40-50 ans → 60 % UC / 40 % fonds euros (profil dynamique-équilibré)
- 50-60 ans → 50 % UC / 50 % fonds euros (profil équilibré)
- À partir de 60 ans → 30 % UC / 70 % fonds euros (profil prudent)
Cette désescalade progressive du risque vous permet de capter de la performance quand vous avez le temps de rebondir après une baisse des marchés, puis de verrouiller vos gains à l'approche de la retraite.
Combien verser sur son contrat d’assurance-vie pour préparer sa retraite ?
Combien faut-il mettre de côté pour constituer un complément de retraite confortable ? La réponse dépend entièrement de votre situation personnelle : vos revenus, votre capacité d'épargne, le niveau de complément que vous visez, et l'âge auquel vous commencez.
L'essentiel est de garder à l'esprit quelques principes de bon sens :
1. Conservez une épargne de précaution avant tout
Avant de vous lancer dans une stratégie d'épargne retraite sur le long terme, assurez-vous d'avoir constitué un matelas de sécurité (livret A, LDDS, ou compte courant) pour faire face aux imprévus : panne de voiture, réparations, dépenses de santé, etc. Ce coussin de sécurité vous évitera de devoir piocher dans votre assurance-vie avant l'heure.
💡 Bon à savoir : il est conseillé de conserver entre 3 à 6 mois de dépenses en épargne de précaution.
2. Adaptez vos versements à votre budget
Il n'y a pas de montant idéal universel pour préparer sa retraite avec une assurance-vie. Ce qui compte, c'est de trouver un rythme d'épargne soutenable sur la durée, sans impacter votre niveau de vie. Mieux vaut verser régulièrement de petits montants que de se fixer des objectifs trop ambitieux qu'on ne tiendra pas.
3. Mettez en place des versements programmés
Les versements automatiques mensuels ou trimestriels sont un excellent moyen d'ancrer l'habitude d'épargne sans y penser. Vous définissez un montant fixe qui est prélevé automatiquement chaque mois.
4. Profitez des rentrées d'argent pour faire des versements ponctuels
En complément des versements programmés, vous pouvez effectuer des versements exceptionnels lorsque vous percevez une prime, un 13e mois, un héritage, ou tout autre revenu exceptionnel.
5. Réévaluez régulièrement votre effort d'épargne
Au fil des années, vos revenus évoluent (augmentation de salaire, fin d'un crédit, enfants devenus autonomes, etc.). Profitez de ces étapes pour augmenter vos versements et accélérer la constitution de votre capital retraite.
Comment utiliser son assurance-vie pour compléter sa retraite ?
Option 1 : Les rachats partiels programmés
C'est l'option la plus populaire et la plus souple chez les personnes qui choisissent l'assurance-vie pour la retraite.
Vous programmez des rachats partiels réguliers (mensuels, trimestriels ou annuels) pour vous verser un complément de revenus. Par exemple : 500 € par mois ou 6 000 € par an.
Avantages :
- Vous gardez le contrôle sur votre capital
- Vous continuez à faire fructifier le reste de votre épargne
- Fiscalité avantageuse (abattement de 4 600 € / 9 200 € + flat tax de 7,5 % après 8 ans)
- Vous pouvez ajuster les montants selon vos besoins
- Vous pouvez arrêter les rachats si vous le souhaitez
- A votre décès, le capital restant est transmis aux bénéficiaires du contrat d’assurance-vie
Inconvénients :
- Vous devez gérer vous-même le rythme des rachats pour ne pas épuiser votre capital trop vite. Il faut anticiper votre espérance de vie et ajuster les montants en conséquence.
C'est l'option idéale si :
- vous voulez garder la main
- optimiser la fiscalité
- et conserver une souplesse maximale.
Option 2 : La rente viagère
Avec cette option, vous transformez tout ou partie de votre capital en rente à vie. L'assureur vous verse alors un montant fixe chaque mois pendant votre retraite jusqu'à votre décès, quelle que soit votre durée de vie.
Avantages :
- Revenu garanti à vie : vous touchez votre rente pendant votre retraite, même si vous vivez très longtemps, sans risque d'épuiser votre capital
Inconvénients :
- Décision irréversible : une fois transformé en rente, vous ne pouvez plus faire de rachat total ou programmé
- Capital perdu : une fois la rente mise en place, vous ne pouvez plus récupérer le capital. Si vous décédez prématurément, vos héritiers ne touchent rien (sauf si vous avez souscrit une option « annuités garanties »)
- Fiscalité moins avantageuse : la rente est soumise à l'impôt sur le revenu après un abattement forfaitaire (qui dépend de votre âge au moment de la conversion en rente). Elle n'est pas aussi optimisée fiscalement que les rachats partiels.
- Montant souvent décevant : les tables de mortalité utilisées par les assureurs donnent généralement des montants de rente assez faibles par rapport au capital investi
C'est l'option idéale si :
- vous voulez absolument sécuriser un revenu à vie
- vous n'avez pas d'objectif de transmission
- et vous ne voulez plus gérer votre épargne.
💡 Bon à savoir : dans la majorité des cas, les rachats partiels programmés restent l'option la plus avantageuse fiscalement et la plus souple. La rente viagère peut être intéressante si vous n'avez pas d'héritiers et que vous souhaitez absolument sécuriser un revenu à vie, mais comparez bien les montants proposés avant de vous engager.
Assurance-vie vs PER : lequel choisir pour la retraite ?
Assurance-vie et PER (Plan Épargne Retraite) sont souvent présentés comme concurrents. Pourtant, ils répondent à des logiques différentes. Voici un comparatif clair pour vous aider à choisir celui qui correspond le mieux à votre situation.
Tableau comparatif PER et Assurance-vie pour la retraite
| **Critère** | **Assurance-vie** | **PER** |
| --- | --- | --- |
| Disponibilité de l'épargne | Totale à tout moment (rachats libres) | Bloquée jusqu'à la retraite (sauf cas exceptionnels) |
| Déduction fiscale à l'entrée | Non | Oui (versements déductibles du revenu imposable) |
| Fiscalité à la sortie | Très avantageuse après 8 ans (abattement + flat tax à 7,5 %) | Imposée à l'impôt sur le revenu + prélèvements sociaux |
| Horizon de placement | Flexible (moyen ou long terme) | Long terme uniquement (jusqu'à la retraite) |
| Supports d'investissement | Fonds euros + unités de compte | Fonds euros + unités de compte |
| Options de sortie | Rachats partiels, rente viagère, ou capital libre | Rente viagère ou capital (selon contrat) |
| Transmission | Avantageuse (abattement de 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans) | • PER assurantiel : identique
• PER bancaire : succession classique |
| Souplesse | Maximale (versements libres, rachats à tout moment) | Limitée (épargne bloquée, sortie encadrée) |
Dans quels cas privilégier l'assurance-vie pour votre retraite ?
L'assurance-vie est particulièrement adaptée dans les situations suivantes :
- Vous voulez garder la main sur votre épargne
Si l'idée de bloquer votre argent jusqu'à la retraite ne vous convient pas, l'assurance-vie est faite pour vous.
Vous pouvez effectuer des rachats partiels ou totaux à tout moment, sans justification ni pénalité. Cette flexibilité est précieuse si :
- vous avez des projets à moyen terme (achat immobilier, travaux, aide à vos enfants, etc.)
- ou si vous voulez simplement garder une marge de sécurité.
Le PER, lui, bloque votre épargne : impossible d'y toucher avant la retraite, sauf cas exceptionnels (achat de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, etc.). Et même dans ces cas, la fiscalité à la sortie annule l'avantage fiscal obtenu à l'entrée.
- Vous êtes faiblement imposé
L'un des principaux arguments du PER, c'est la déduction fiscale des versements. Mais cet avantage n'a de sens que si vous êtes fortement imposé (tranche marginale d'imposition à 30 %, 41 % ou 45 %).
Si vous êtes non imposable ou faiblement imposé (tranche à 0 % ou 11 %), la déduction du PER ne vous apporte rien ou presque. Dans ce cas, l'assurance-vie est plus adaptée pour préparer votre retraite car :
- Vous bénéficiez d'une fiscalité douce à la sortie (après 8 ans)
- Vous gardez votre épargne disponible
- Vous optimisez la transmission à vos proches
- Vous voulez une sortie en capital optimisée fiscalement
Avec le PER, la sortie en capital est imposée à l'impôt sur le revenu (sauf pour la partie correspondant aux versements volontaires, qui peut être soumise à la flat tax). Vous risquez donc de perdre une grande partie de l'avantage fiscal obtenu à l'entrée sauf si votre tranche marginale d’imposition à drastiquement baissée.
Avec l'assurance-vie (après 8 ans), seuls les gains sont imposés, et vous bénéficiez de l'abattement annuel de 4 600 € / 9 200 € + d’un impôt réduit à 7,5 % (+ prélèvements sociaux).
Les erreurs à éviter avec l'assurance-vie pour la retraite
Erreur 1 : ouvrir son contrat d’assurance-vie trop tard
Beaucoup de personnes attendent d’être proche de la retraite pour ouvrir une assurance-vie, pensant qu'il est « trop tôt » ou que ce n'est pas encore utile. Résultat : elles n'atteignent pas les 8 ans d'ancienneté avant la retraite et ne profitent pas pleinement de la fiscalité avantageuse.
Ouvrez votre contrat le plus tôt possible, même avec un petit versement initial (50 € ou 100 €). Le compteur des 8 ans démarre dès l'ouverture, pas en fonction des montants versés. Vous pourrez toujours alimenter le contrat progressivement par la suite.
Erreur 2 : tout miser sur le fonds euros
Le fonds euros rassure car le capital est garanti, mais son rendement est modeste. Si vous avez 20, 30 ou 40 ans devant vous avant la retraite, miser 100 % sur le fonds euros revient à brider le potentiel de croissance de votre épargne.
Erreur 3 : ne pas diversifier entre plusieurs assureurs
Concentrer toute votre épargne retraite sur un seul contrat d'assurance-vie, chez un seul assureur, c'est prendre le risque de :
- Ne pas accéder aux meilleurs fonds euros du marché
- Avoir une offre d'unités de compte limitée
- Dépendre d'un seul établissement en cas de besoin de rachats
Ouvrez plusieurs contrats d'assurance-vie chez différents assureurs pour préparer votre retraite. Cela vous permet de :
- Comparer les performances des fonds euros
- Diversifier vos supports d'investissement
- Optimiser vos rachats partiels (vous piochez dans le contrat le plus avantageux fiscalement)
Erreur 4 : négliger le suivi de son contrat
Une fois le contrat ouvert, beaucoup de personnes « l'oublient » pendant des années. Elles ne vérifient pas les performances, ne font pas d'arbitrages, ne mettent pas à jour la clause bénéficiaire et passent à côté d'opportunités d'optimisation.
Faites un point annuel sur votre contrat :
- Vérifiez la performance de vos supports (fonds euros et UC)
- Réalisez des arbitrages si nécessaire (rééquilibrage vers le fonds euros à l'approche de la retraite)
- Mettez à jour la clause bénéficiaire en cas de changement familial (naissance, mariage, divorce, etc.)
- Augmentez vos versements si vos revenus ont progressé