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Investir en unités de compte dans votre assurance-vie implique une exposition aux marchés, source d'opportunités, mais aussi d'incertitudes : que se passe-t-il si la valeur de mon contrat baisse et que je décède avant qu’elle ne remonte ?
C’est précisément pour répondre à cette inquiétude que les assureurs ont créé la garantie plancher, une option de protection destinée à sécuriser le capital transmis aux bénéficiaires. Découvrons ensemble le fonctionnement de la garantie plancher, les différents types, son coût et dans quels cas elle réellement faire la différence.
La garantie plancher est, par définition, une option de prévoyance ajoutée à votre contrat d'assurance-vie. Pour bien comprendre son rôle, il faut se rappeler que votre épargne est investie sur deux types de supports :
C'est précisément pour couvrir le risque de perte en capital des unités de compte que la garantie plancher est essentielle à un contrat d'assurance-vie.
Concrètement, la garantie plancher assure qu'en cas de décès de l'assuré, le capital reversé aux bénéficiaires sera au moins égal au "plancher" garanti, et ce, même si la valeur du contrat est devenue inférieure. Ce plancher est généralement égal :
💡 Bon à savoir : la garantie plancher dans un contrat d'assurance-vie n'a d'utilité qu'en cas de décès et protège vos bénéficiaires contre une moins-value. Elle ne vous protège pas, vous, l'épargnant, contre une moins-value si vous effectuez un rachat de votre vivant. Elle est donc avant tout un outil de transmission sécurisée du patrimoine familial.
C'est la forme la plus élémentaire et la plus courante. Elle garantit qu'au jour du décès, les bénéficiaires recevront un capital au moins égal à la somme des versements effectués sur le contrat, minorée des éventuels rachats et frais.
En d'autres termes, la garantie plancher simple sur un contrat d'assurance-vie protège contre la perte en capital des UC : si la valeur du marché est inférieure à ce que vous avez initialement investi, l'assureur compense la différence. C'est le niveau minimal pour s'assurer que l'effort d'épargne initial ne sera pas perdu.
Calcul de la garantie plancher :
Capital garanti décès = somme des versements effectués - frais - rachats
Exemple : vous avez versé 30 000 €. La valeur de vos unités de compte chute à 22 000 €.
Si vous décédez à ce moment-là : vos bénéficiaires touchent 30 000 € (au lieu de 22 000 €).
Plus protectrice que la formule de base, la garantie plancher majorée ne se contente pas de garantir le capital versé. Elle garantit le capital versé augmenté d'un coefficient de majoration (par exemple +110% ou 130%).
Calcul de la garantie plancher :
Capital garanti décès = (somme des versements effectués - frais - rachats) x coefficient de majoration
Exemple : versements nets : 40 000 € ; garantie majorée : +130 %
Le capital garanti minimal sera de 52 000 €.
La garantie plancher indexée sur un contrat d'assurance-vie permet que chaque année, le montant du capital garanti augmente automatiquement d’un pourcentage fixe prévu au contrat. Ce pourcentage d’indexation varie généralement entre 1 % et 3 % par an, mais peut être plus élevé selon les assureurs.
Concrètement, le capital garanti n’est jamais figé. Il progresse chaque année, indépendamment des performances de vos unités de compte.
Calcul de la garantie plancher :
Capital garanti décès = (somme des versements effectués - frais - rachats) + indexation % (indexation annuelle)
Exemple :
Ici, la garantie s’ajuste automatiquement à la valeur la plus élevée atteinte par le contrat d'assurance-vie au fil du temps. Chaque sommet atteint devient un nouveau plancher, qui ne peut plus baisser.
Calcul de la garantie plancher :
Capital garanti décès = valeur du contrat la plus haute
Exemple :
Comme toute assurance, cette sécurité a un prix. Il est essentiel d’avoir en tête que la garantie plancher en assurance-vie n'est pas gratuite. Le coût n'est pas uniforme. Il est calculé en fonction de plusieurs facteurs, notamment :
L'objectif est de trouver le juste équilibre. La garantie plancher apporte une sérénité lors de la transmission de votre contrat d’assurance-vie, mais elle doit être examinée avec soin pour que son coût reste proportionnel à la protection qu'elle vous apporte.
C'est la première vérification à faire. Vous devez vous assurer que le coût annuel de la garantie ne soit pas trop élevé. Parfois, l'accumulation des frais (frais d'entrée, frais de gestion annuels et frais de garantie plancher) peut considérablement éroder le rendement potentiel de votre contrat d’assurance-vie. Vérifiez :
Une bonne garantie est celle dont le prix est justifié par le niveau de sécurité qu'elle procure.
Les assureurs appliquent des limites d'âge pour la souscription et la validité de la garantie plancher. En effet, au-delà d'un certain âge (souvent 70 ou 75 ans), le risque de décès augmente statistiquement, ce qui rend le coût de la garantie très élevé, voire dissuasif.
Vérifiez :
Comme pour toute couverture liée à un risque, la garantie plancher sur un contrat d'assurance-vie comporte des exclusions. Elles varient d’un assureur à l’autre, mais certaines reviennent fréquemment :
La garantie plancher est une option de prévoyance facultative attachée à un contrat assurance vie investi en unités de compte (UC). Elle assure aux bénéficiaires désignés qu'en cas de décès de l'assuré, le capital transmis sera au moins égal à un montant prédéfini (le "plancher"), même si la valeur des UC a baissé. Elle agit comme un filet de sécurité contre la perte en capital au moment de la transmission.
Dans le contexte de l'assurance vie, on distingue principalement deux grandes catégories de garanties :
Oui, et non.
La garantie plancher permet alors de protéger au moins un montant minimum en cas de décès.
Les trois types de garantie plancher les plus souvent proposés dans les contrats d'assurance vie sont :
