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Toutes les clés pour naviguer dans le monde de l’assurance-vie
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L'assurance-vie sans frais est une promesse que l'on croise partout, et c'est bien normal : les frais sont l'un des rares paramètres que vous connaissez à l'avance, et ils pèsent directement sur la performance nette de votre contrat. Réduire ses frais, c'est mécaniquement laisser plus d'argent travailler pour vous.
Il faut toutefois lever une ambiguïté dès le départ : une assurance-vie totalement gratuite n'existe pas. En revanche, il est aujourd'hui possible de souscrire un contrat sans frais sur versement et sans frais d'arbitrage.
Quelles sont les différentes couches de frais ? Quel est le classement des meilleures assurances-vie sans frais d'entrée ? Quels sont les pièges à éviter ? Pour y répondre, nous décryptons chaque poste de frais en nous appuyant sur notre étude de 52 contrats d'assurance-vie distribués en France.
Soyons directs : non, aucun contrat d'assurance-vie n'est totalement sans frais.
Tous les contrats comportent au minimum des frais de gestion annuels, prélevés sur votre épargne chaque mois ou trimestre pour rémunérer l'assureur qui gère votre contrat d'assurance-vie.
Ce que l'on désigne souvent par assurance-vie sans frais, c'est en réalité un contrat sans frais d'entrée / sans frais sur versement : autrement dit, la totalité de votre argent est investie dès le premier euro. Beaucoup de ces contrats proposent également des arbitrages gratuits.
Est-ce qu'il y a des frais d'entrée pour une assurance-vie ?
Cela dépend entièrement du contrat d'assurance-vie. Historiquement, les frais d'entrée pouvaient atteindre 5 % du versement.
Aujourd'hui, quasiment tous les acteurs en ligne les ont supprimés, tandis que certains réseaux traditionnels, comme les banques continuent de les appliquer.
💡 Bon à savoir : un contrat sans frais d'entrée n'est pas forcément un contrat bon marché. Ce qui compte vraiment, c'est la somme de toutes les couches de frais, rapportée à votre horizon d'investissement.
Avant de comparer, il faut savoir ce que l'on compare. Un contrat d'assurance-vie peut empiler plusieurs types de frais, et c'est précisément cet empilement qui rend la comparaison difficile.
Voici les six grandes couches de frais à connaître en assurance-vie.
Les frais courants des supports sont prélevés directement par le gérant du fonds et viennent s'ajouter aux autres frais.
Certains contrats ajoutent par ailleurs des frais de dossier à l'ouverture. Ces frais sont devenus rares chez les acteurs en ligne, mais quelques réseaux continuent de les appliquer. Pensez à vérifier leur présence.
💡 Bon à savoir : Les frais applicables au contrat et aux unités de compte sont détaillés dans la documentation contractuelle. Il est recommandé d'en prendre connaissance avant toute souscription.
Pour objectiver le sujet, nous avons analysé 52 contrats d'assurance-vie distribués en France (29 courtiers en ligne, 3 banques en ligne et 20 banques et réseaux traditionnels), à partir de leur documentation légale officielle. Les données correspondent aux frais maximums applicables, arrêtées au 30 juin 2026.
C'est le poste le plus clivant du marché :
💡 Bon à savoir : Sur un versement de 10 000 € :
- À 0 % (courtiers en ligne) : 10 000 € sont intégralement investis.
- À 3,48 % (moyenne des banques et réseaux traditionnels) : 348 € sont prélevés avant même d'être investis. Seuls 9 652 € travaillent pour vous.
- À 5 % (taux maximum observé dans notre étude) : 500 € partent en frais d'entrée. Seuls 9 500 € sont investis.
Pour un épargnant qui verse 10 000 € par an pendant 10 ans, la différence entre 0 % et 3,48 % représente 3 480 € de frais d'entrée cumulés qui ne généreront jamais aucun rendement.
Les unités de compte (actions, ETF, obligations, titres vifs ou immobilier via des supports comme les SCPI), constituent le moteur de performance du contrat, mais présentent un risque de perte en capital lié à l'évolution des marchés financiers.
Prélevés tous les ans, ce sont eux qui pèsent le plus sur la durée. La moyenne du marché s'établit à 0,72 %/an, avec un écart net entre les courtiers en ligne (0,56 %) et les réseaux traditionnels (0,94 %).
À titre de repère, Basalt Life se situe à 0,45 %/an.
💡 Bon à savoir : Les frais de gestion des UC sont prélevés chaque année sur la totalité de votre encours, que votre épargne progresse ou non. Sur un capital de 100 000 € placé en unités de compte :
- à 0,45 %/an : 450 € de frais par an,
- à 0,72 %/an (moyenne du marché) : 720 € de frais par an,
- à 0,94 %/an (réseaux traditionnels) : 940 € de frais par an.
Répété chaque année pendant 20 ans, un écart de cet ordre représente plusieurs milliers d'euros de frais supplémentaires, sans compter le manque à gagner sur les sommes qui auraient pu rester investies.
Le fonds en euros est le support sécurisé dont le capital est garanti par l'assureur, hors frais de gestion, en contrepartie d'un rendement plus modéré.
Lorsque vous confiez la gestion à un professionnel, un surcoût annuel s'ajoute aux frais du contrat, en moyenne 0,46 % chez les courtiers en ligne et 0,48 % dans les réseaux traditionnels.
Ce surcoût ne remplace pas les frais de gestion : il s'y ajoute. La mise en place d'une gestion pilotée implique donc un coût supplémentaire.
💡 Bon à savoir : La moyenne des banques en ligne sur la gestion pilotée (0,05 %) porte sur seulement 3 contrats et n'est pas représentative du marché. Les performances 2025 des fonds en euros sont nettes de frais de gestion, brutes de prélèvements fiscaux et sociaux. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles peuvent évoluer à la hausse ou à la baisse.
Parmi tous les postes de frais, celui sur lequel il est le plus simple d'agir est le frais sur versement.
Il n'y a aujourd'hui aucune raison objective de payer des frais d'entrée, puisque 32 des 52 contrats de notre étude affichent 0 % sur ce poste.
Un frais sur versement est prélevé avant même que votre argent ne soit investi. Il réduit donc immédiatement le capital qui va travailler pour vous.
Voici l'effet sur un versement de 10 000 €.
Dès le premier versement, 300 € ne sont pas investis dans le second cas, et ne produiront donc jamais le moindre rendement.
L'effet se répète à chaque versement sur votre contrat d'assurance-vie.
Imaginons que vous versiez 10 000 € par an pendant 10 ans, soit 100 000 € au total.
Ce sont 3 000 € qui ne travailleront jamais pour vous, auxquels s'ajoute le manque à gagner sur le rendement que cette somme aurait pu générer sur toute la durée du contrat.
💡 Comment lire ce classement : Il reflète l'analyse éditoriale de Basalt, fondée sur plusieurs critères : niveau des frais, solidité de l'assureur, richesse et lisibilité de l'offre financière, et qualité de l'accompagnement. Chaque contrat a ses forces et ses limites, que nous détaillons ci-dessous.
Ces trois contrats affichent tous 0 % de frais sur versement et 0 % (ou quasi) de frais d'arbitrage. Ils se distinguent ensuite sur le niveau des frais récurrents, la qualité du fonds en euros et la nature de leur offre de supports d'investissements.
Le contrat se distingue par:
Il bénéficie :
En contrepartie :
Il affiche :
Ses limites :
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en unités de compte comporte un risque de perte en capital.
La mention sans frais est un argument commercial puissant, mais parfois trompeur. Quels sont les pièges à éviter en assurance-vie ?
Un contrat peut être gratuit à l'entrée mais coûteux à l'année via ses frais de gestion. Sur le long terme, ces prélèvements récurrents sur encours pèsent bien plus lourd sur la performance globale de votre capital.
Les ETF et les fonds ont leurs propres frais internes, qui s'ajoutent à ceux du contrat. Il est primordial d'analyser le coût global des Unités de Compte (UC) pour éviter de grignoter silencieusement le rendement net de votre épargne.
Si vous déléguez la gestion, ce surcoût peut presque doubler le coût annuel total. Cette option doit être rentabilisée par une surperformance réelle des arbitrages, sous peine de pénaliser inutilement vos gains.
Elle est par nature incertaine, alors que les frais, eux, sont connus à l'avance. Choisir une assurance-vie uniquement sur la base de ses résultats récents reste un calcul risqué si la structure tarifaire est défavorable.
Ce sont des éléments qui comptent autant que le prix. La santé financière de la compagnie d'assurance, la clarté des conditions générales et la qualité du service client doivent rester vos critères prioritaires.
Le bon réflexe : additionner toutes les couches de frais et les rapporter à votre horizon de placement.
Les frais sont un critère central, mais pas le seul.
Comparez systématiquement tous les types de frais, puis, pour choisir sereinement, croisez plusieurs critères :
Des frais bas ne suppriment pas les risques : les unités de compte peuvent perdre de la valeur, et l'assurance-vie s'envisage sur un horizon long.
Les frais ne sont pas le seul paramètre à surveiller. Encadrée par le Code des assurances, la fiscalité de l'assurance-vie complète le tableau et explique pourquoi ce placement reste apprécié sur le long terme.
Tant que vous n'effectuez aucun retrait, aucune imposition ne s'applique sur vos gains, qui continuent de fructifier.
L'imposition n'intervient qu'au moment d'un rachat, et elle s'allège avec l'ancienneté du contrat :
Cet abattement annuel se renouvelle chaque année, et le Code des assurances ne fixe par ailleurs aucun plafond de versement.
Bien utilisé, cet abattement annuel permet de limiter fortement l'imposition de vos retraits.
En cas de décès, l'assurance-vie conserve une fiscalité avantageuse : les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés dans le contrat, dont le cadre est fixé par le Code des assurances, échappent en grande partie aux droits de succession pour les versements réalisés avant 70 ans.
Cette fiscalité avantageuse, pensée pour le long terme, fait de l'enveloppe un outil de transmission largement plébiscité.
La fiscalité de l'assurance-vie dépend de la situation personnelle du souscripteur et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer.
Cela dépend du contrat d'assurance-vie. Tous les acteurs en ligne appliquent aujourd'hui 0 % de frais d'entrée, tandis que certains réseaux traditionnels prélèvent jusqu'à 5 %. Un contrat sans frais d'entrée conserve toutefois d'autres frais (gestion, supports), à examiner avant de souscrire.
Les frais de versement sont prélevés sur chaque somme versée, avant investissement. Ils vont de 0 % (acteurs en ligne) à 5 % (certains contrats de réseau). Dans notre étude, la moyenne des banques et réseaux traditionnels ressort à 3,48 %.
Le bon contrat dépend de vos objectifs, de votre horizon et de votre profil de risque. Plutôt que le seul argument des frais d'entrée, comparez :
Basalt Life, assuré par Garance est une bonne option.
Il n'existe pas de contrat idéal pour tout le monde. Parmi les contrats à frais réduits fréquemment cités figurent, sans hiérarchie absolue, Basalt Life, Linxea Spirit 2, Lucya CNP.
Les principaux pièges sont :
Il n'existe pas de meilleur contrat universel : le choix dépend de votre profil, de votre horizon et de vos objectifs.
Parmi les contrats qui combinent des frais réduits, un fonds en euros compétitif et une offre financière lisible, Basalt Life, Linxea Spirit 2 et Lucya CNP sont fréquemment mis en avant.
L'essentiel est de comparer l'ensemble des frais, et pas seulement les frais d'entrée, avant de souscrire.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.
Sur le poste des frais de gestion des unités de compte, Lucya CNP affiche l'un des taux les plus bas du marché (0,30 %/an).
Sur l'ensemble des postes combinés (versement, gestion UC, fonds en euros, gestion pilotée, arbitrage), Basalt Life se distingue avec des frais parmi les plus bas observés dans notre étude de 52 contrats.
Dans tous les cas, comparez chaque couche de frais séparément : un contrat bon marché sur un poste peut être plus coûteux sur un autre.
Une assurance-vie ne coûte pas un montant fixe : son coût dépend des frais appliqués à votre contrat et à votre encours.
Les principaux postes sont :
Sur un capital de 100 000 €, la différence entre un contrat en ligne et un contrat de réseau peut représenter plusieurs centaines d'euros de frais chaque année.
Un retrait (appelé rachat) sur une assurance-vie ne génère pas de frais de sortie dans la grande majorité des contrats actuels, notamment chez les acteurs en ligne.
Vous pouvez effectuer un rachat partiel ou total à tout moment, sans pénalité. Seule la fiscalité sur les gains s'applique au moment du retrait, et elle s'allège après huit ans grâce à l'abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple).
Vérifiez néanmoins les conditions générales de votre contrat, certains contrats anciens pouvant prévoir des indemnités de rachat.
La fiscalité de l'assurance-vie dépend de la situation personnelle du souscripteur et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer.
Sur l'ensemble des postes combinés, les contrats distribués en ligne restent systématiquement moins chargés en frais que ceux des réseaux bancaires traditionnels.
Basalt Life figure parmi les références du marché en 2026, notamment grâce à des frais d'entrée et d'arbitrages à 0 % et des frais de gestion sur unités de compte parmi les plus bas du marché (0,45 %/an).
